PoèmeD’UnJour:18|2.5.19.

    Les mains liées  
tête bandée
les jambes embourbées
la nuit


Des rats
la puanteur
ils ne pensent pas, plus
un silence éloquent les suit


Ils les arrêtent,
ils les détachent de leur lien
les attachent à un poteau


Ils pleurent,
les larmes ne viennent plus
ils les ont toutes épuisées
depuis le premier jour


Ils ne ressentent plus rien,
n'ont plus d'émotions
ne sont plus humains
depuis le premier jour



On leur enlève leur bandeau
leurs copains, fusils en mains
les visant



Ils n’entendent pas le cri du colonel



Leur dernière pensée à leur famille si chère, lointaine



Les balles partent, fendent le ciel noir


Un corbeau croasse


Ils étaient déjà morts
depuis le premier jour


Par Pierre

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