PoèmeD’unJour:10|2.7.19.

La lourde porte
victorienne
Au bois raffiné


Elle claque pour la dernière fois
il ne se retourne pas
sait qu’il n’a pas le courage


Fuit
s'enfuit
comme un lâche


Bien sûr il pleut


Des brides de conversations 
lui remontent à l’esprit


Il regrette son geste
le geste de trop
impardonnable


Il s’était toujours 
dit de ne jamais, 
jamais élevé le ton
sur sa femme


Et pourtant 
il l’a fait


Tout est fini


Minable qu'il est
honteux qu'il est


La porte victorienne 
le regarde
impitoyablement 
furieusement 
descendre les marches 
et sombrer



Par Pierre B.

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